Conflits Sans Violence

Refuser la violence, dénouer le conflit

Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
19/04/2019 n 06:46
LU POUR VOUSn Article n°49.1 n 19/12/10 n 15:02 n Editeur : csv
Stéphane Hessel
Indignez-vous


"Indignez-vous" de Stéphane Hessel est un petit essai qui sort au bon moment.
Ce succès de librairie (on parle d'un tirage qui atteindrait 500 000 exemplaires) est un court texte où chaque mot est important et qui peut faire un excellent cadeau pour Noël ! Il ne coûte que 3 € et doit absolument être mis entre toutes les mains.


Pour Stéphane Hessel, le "motif de base de la Résistance, c'était l'indignation". Certes, les motifs de s'indigner dans un monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais "cherchez et vous trouverez" : l'écart grandissant entre les très très riches et les très très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la résistance -retraite, Sécurité Social... Pour être efficace, aujourd'hui comme hier, il faut agir en réseau...

Stépahe Hessel en appelle à une "insurrection pacifique" et présente la non-violence comme "le chemin que nous devons apprendre à suivre". Nous en présentons un extrait ci-dessous, suite à la vidéo de son interview sur France 2 :




Découvrez "Indignez-vous !" de Stéphane Hessel, quand un ancien résistant parle d'engagement sur Culturebox !


"Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape. Et là, je rejoins Sartre, on ne peut pas excuser les terroristes qui jettent des bombes, on peut les comprendre. Sartre écrit en 1947 : « Je reconnais que la violence sous quelque forme qu'elle se manifeste est un échec. Mais c'est un échec inévitable parce que nous sommes dans un univers de violence. Et s'il est vrai que le recours à la violence reste la violence qui risque de la perpétuer, il est vrai aussi c'est l'unique moyen de la faire cesser. » À quoi j'ajouterais que la non-violence est un moyen plus sûr de la faire cesser. On ne peut pas soutenir les terroristes comme Sartre l'a fait au nom de ce principe pendant la guerre d'Algérie, ou lors de l'attentat des jeux de Munich, en 1972, commis contre des athlètes israé­liens. Ce n'est pas efficace et Sartre lui-même finira par s'interroger à la fin de sa vie sur le sens du terrorisme et à douter de sa raison d'être. Se dire « la violence n'est pas efficace », c'est bien plus important que de savoir si on doit condamner ou pas ceux qui s'y livrent. Le terrorisme n'est pas efficace. Dans la notion d'efficacité, il faut une espérance non-violente. S'il existe une espérance violente, c'est dans la poésie de Guillaume Apollinaire : « Que l'es­pérance est violente » ; pas en politique. Sartre, en mars 1980, à trois semaines de sa mort, déclarait : « II faut essayer d'expliquer pourquoi le monde de maintenant, qui est horrible, n'est qu'un moment dans le long déve­loppement historique, que l'espoir a toujours été une des forces dominantes des révolutions et des insurrections, et comment je ressens encore l'espoir comme ma conception de l'avenir. »

Il faut comprendre que la violence tourne le dos à l'espoir. Il faut lui préférer l'espérance, l'espérance de la non-violence. C'est le chemin que nous devons apprendre à suivre. Aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l'oppression ; c'est ce qui permettra de ne plus avoir de violence terroriste. C'est pourquoi il ne faut pas laisser s'accumuler trop de haine.

Le message d'un Mandela, d'un Martin Luther King trouve toute sa pertinence dans un monde qui a dépassé la confrontation des idéologies et le totalita­risme conquérant. C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante. Pour y parvenir, il faut se fonder sur les droits, dont la violation, quel qu'en soit l'auteur, doit provoquer notre indignation. Il n'y a pas à transiger sur ces droits."

Stéphane Hessel
Indignez-vous
Indigène éditions
4ème trimestre 2010


A voir aussi : Forum des résistances dans les services publics, 4 décembre 2010, Paris. Réponse à une question de la salle à Stéphane Hessel : Comment pratiquer la non-violence tout en faisant de la politique active ?



Stéph ane Hessel: non-violence et politique
envoyé par Resistance_pedagogique. - L'info video en direct.
Edité par csv, le 20/12/10 à 13:09

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