Conflits Sans Violence

Refuser la violence, dénouer le conflit

Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
19/04/2019 n 07:00
ENVIRONNEMENTn Article n°8.1 n 04/12/15 n 05:58 n Editeur : csv
4 décembre 2015
L'état d'urgence ne doit pas servir à museler les
militants du climat


A lire sur le Huffington post, cet appel de cinq responsables de mouvements de sauvegarde du climat à ne pas confondre état d'urgence et répression des militants du climat.

Cet appel est signé de Geneviève Azam, porte-parole d'Attac France, Florent Compain, président des Amis de la Terre France, Txetx Etcheverry, Alternatiba, May Boeve, directrice exécutive de 350.org, Benoît Hartman, porte-parole de France Nature Environnement, Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France :


-
Photo : chaîne humaine du 29 novembre 2015 - www.humanite.fr - 30 nov 2015


"COP21 - On l'avait un peu senti venir. Dès les premiers jours. Après la proclamation de l'état d'urgence, on a vu des équipes de la police et de la gendarmerie débarquer dans des squats sans aucun lien avec les réseaux terroristes, un sans-papier blessé dans l'assaut de Saint-Denis recevait une obligation à quitter le territoire, puis ce fut l'annulation des manifestations pour le climat prévues à Paris et sur le territoire français. De son côté, le gouvernement se défend, tente de se justifier et a même prévenu qu'il comptait "déroger à la convention européenne sur les droits de l'homme". Mais ces derniers jours, à la veille de l'ouverture de la COP21, avec l'assignation à résidence de plus d'une vingtaine de militants qui s'apprêtaient à exprimer leur souhait que des solutions réelles à la crise climatique soient trouvées, la coupe est pleine !

Le changement climatique est une réalité qui nous menace tous. Ces militants écologistes s'apprêtaient simplement à use de leur liberté d'expression pour rappeler qu'aucune demi-mesure ne sera suffisante pour y faire face. Rien ne justifie de les placer au même rang que ceux qui font la promotion de la haine et de la destruction.

En se comportant de la sorte, le gouvernement ne fait pas que violer sciemment les libertés fondamentales de ses concitoyens. Non, en utilisant l'Etat d'urgence pour s'en prendre au mouvement social et environnemental, il utilise les forces publiques d'investigation et d'intervention pour protéger son image et étouffer la critique. Des dizaines de milliers de personnes du monde entier sont attendues à Paris. Elles sont en droit d'attendre que la police française veille à leur sécurité, et non qu'elle tire prétexte de l'état sécuritaire du pays pour faire taire certaines voix dissidentes.

Nous n'acceptons pas ces mesures, nous sommes partisans d'une société ouverte, vivante, dans laquelle la contestation légitime fait partie intégrante du débat public.

Nous demandons l'arrêt immédiat des abus de pouvoir caractérisés qui frappent les militants environnementaux. Nous appelons Manuel Valls et son gouvernement à la raison : Il existe des droits fondamentaux pour les femmes et les hommes de notre planète. La liberté de réunion et de manifestation en font partie. Tout autant que la liberté d'expression. Y compris la plus critique. Notre pays fut le premier à les déclarer. Il est inacceptable qu'il s'autorise aujourd'hui à les violer comme aucune démocratie ne devrait se le permettre."

Signataires :
Geneviève Azam, porte-parole d'Attac France
Florent Compain, président des Amis de la Terre France
Txetx Etcheverry, Alternatiba
May Boeve, directrice exécutive de 350.org
Benoît Hartman, porte-parole de France Nature Environnement
Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France
Edité par csv, le 04/12/15 à 06:14

Commenter l'article 8 g 0 commentaire(s)
ESPACE REDACTION
Identifiant : Mot de passe:
RECHERCHE
Dans la rubrique >
Sur tout le site >
Google


conflitssansviolence.fr
www
1449 articles
sont en ligne
sur le site
COURRIER n © Conflits Sans Violence 180751

Système Interactif Rédactionnel et Editorial * SIRE v2 Evo * © Hubert Plisson 2004-2007 *  Naucelle Web Site