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22/04/2018 n 16:02
DESARMEMENTn Article n°4.1 n 10:28 n 13/03/13 n Editeur : csv
13 mars 2013
Le feu nucléaire - feu le nucléaire ?


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La revue des ressources a consacré récemment un article aux dangers du nucléaire civil et militaire.

Signé de Régis Poulet, sous le titre : "le feu nucléaire - feu le nucléaire ?", il aborde simultanément ces deux questions graves pour lesquelles sont prises des décisions "qui engagent beaucoup plus que nous, nos vies", et ce "sans jamais consulter l’ensemble des citoyens" et "dans la plus grande opacité".

L'article se termine en citant la pétition du MAN pour le désarmement unilatéral de la France.

L'article complet est à consulter sur le site de la revue des ressources. Ci-dessous quelques extraits.


Principe de précaution :

"En 1979, le philosophe Hans Jonas a fait paraître un ouvrage devenu célèbre : Le Principe responsabilité dans lequel cet ancien élève de Heidegger insiste sur le fait que l’éthique des techno-sciences est en rupture avec celle qui anima peu ou prou l’humanité depuis son origine. Alors que l’humanité luttait pour sa conservation et sa subsistance en tant qu’espèce, désormais, le pouvoir démesuré de la Technique lui octroie la possibilité de se faire disparaître comme de faire disparaître la possibilité de vie sur Terre. Hans Jonas est à l’origine du « principe de précaution »."

il n’y a pas de fatalité à adopter sans cesse les dernières technologies

"Ces considérations nous ramènent à l’engagement politique de millions de citoyens qui estiment que le feu nucléaire, sous ses formes civile et militaire, est une de ces technologies dont il faut apprendre à se passer."

"Pour L’historien David Edgerton ( Quoi de neuf ? — Du rôle des techniques dans l’histoire globale - Seuil, 2013), il n’y a pas de fatalité à adopter sans cesse les dernières technologies : le progrès humain passe davantage par l’abandon de certaines technologies et, dans le domaine du nucléaire, le défi posé aux ingénieurs est de trouver comment on peut se débarrasser des déchets et des installations."

Nucléaire civil et nucléaire militaire — c’est Tout Un

"On sait combien le nucléaire civil est historiquement tributaire du nucléaire militaire. On sait aussi qu’Albert Einstein, après avoir signé en 1939 la lettre à Roosevelt incitant le président à faire entreprendre des recherches sur un nouveau type de bombe (le projet Manhattan), regretta amèrement cette signature et fut jusqu’à sa mort un militant pour le désarmement atomique dans le monde."

"Si le nucléaire civil a suivi le nucléaire militaire, il en entretient depuis longtemps l’existence du fait, entre autres, de l’utilisation des déchets nucléaires dans le domaine de l’armement (munitions à uranium appauvri par exemple). On peut affirmer que sans ses centrales, la France n’aurait pas de bombe atomique. Ainsi, à La Hague, Areva utilise les mêmes installations (dont des centrifugeuses) pour enrichir le plutonium destiné aux centrales et aux armes."

« Les catastrophes du nucléaire civil se succèdent : Windscale (GB, 1957), Three Mile Island (USA, 1979), Tchernobyl (Ukraine, 1986), Fukushima (Japon, 2011)... et demain : Fessenheim ? Bugey ? Tricastin ? Les militants antinucléaires sont nombreux à souligner les dangers de tous ordres liés aux centrales nucléaires — dont le fait qu’elles sont des cibles de choix pour qui voudrait attaquer un pays de façon non conventionnelle, c’est-à-dire de façon terroriste.
La lutte contre le développement du nucléaire civil est inséparable d’une réflexion sur la démographie, la surconsommation des ressources et la dégradation de la qualité de vie globale.
Il n’est pas inutile de rappeler non plus les effets des armes atomiques qui sont l’envers du nucléaire civil. Aussi choisissons-nous, ici, d’aborder la question du nucléaire par sa composante militaire, pour montrer ses effets négatifs à long terme et sur différents plans. »

Armes à uranium appauvri

« Il ne faudrait pas oublier l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri dans les conflits en Irak (Guerre du Golfe, 1991), en Bosnie (1994-95) et au Kosovo (1999) par les U.S.A. notamment : « C’est la population irakienne qui paya le tribut le plus lourd à l’utilisation de cette arme avec un million de victimes, essentiellement civiles. On estime que quelque 1000 obus de 300 kg par opération soit 300 tonnes (max. 400 t) d’obus ainsi traités ont été lancés sur l’Irak. Cela représente un rayonnement de 45108 Bq dus aux isotopes d’uranium, une quantité suffisante pour contaminer plus d’un milliard d’habitants ! En fait ce n’est pas la radioactivité dans ce cas-ci qui meurtrit le plus l’ennemi car elle est très faible (plus faible même que celle de l’uranium naturel puisqu’il lui manque l’uranium-235) mais la toxicité chimique de l’oxyde d’uranium. [...] Les troupes américaines (et anglaises) furent contaminées par leur propre agent radio-toxique ! Aujourd’hui on recense 240 000 vétérans de la guerre du Golfe victimes de pathologies permanentes — des mutations — dont 11000 sont déjà morts des suites de leur maladie. Non seulement l’uranium appauvri contamina toutes les scènes des opérations mais les nuages toxiques retombèrent sur l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Liban, la Palestine, Israël, le Pakistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Russie, l’Inde et même sur la Chine. »

Remettre le sujet sur la place publique

« Les récentes déclarations de Michel Rocard et l’argumentation plus développée de Paul Quilès sur l’inutilité dispendieuse de la dissuasion nucléaire française — aussitôt suivies par l’affirmation renouvelée de la confiance du président de la République François Hollande en celle-là ont eu le grand mérite le mettre sur la place publique un sujet — la défense et la sécurité de la France et du monde — dont le point commun avec le nucléaire civil est l’absence de débat.
Un audit américain a estimé que la course aux armements nucléaires durant la guerre froide, avec le développement de 70 000 armes nucléaires, a coûté 5 800 milliards de dollars aux U.S.A. entre 1940 et 1996 ! Plus modestement (mais tout de même !), en France, une somme de 228.67 milliards d’euros a été consacrée à la dissuasion nucléaire entre 1945 et 2010. »

Pour un abandon unilatéral de l’arme atomique ? :

"La question a certes des aspects économiques, et c’est l’angle d’attaque choisi par M. Rocard, mais aussi tactiques et stratégiques. Étant donné que selon la résolution de l’ONU du 24 novembre 1961 : « Tout État qui emploie des armes nucléaires et thermonucléaires doit être considéré comme violant la Charte des Nations Unies, agissant au mépris des lois de l’Humanité et commettant un crime contre l’Humanité et la civilisation » ; quel intérêt un pays comme la France, notamment, aurait-il à maintenir une arme dont tout le monde sait qu’il ne l’utilisera jamais (Valéry Giscard-D’estaing l’a d’ailleurs confié dans ses Mémoires) ? C’est non seulement dispendieux du point de vue de l’équipement militaire jugé en état critique pour notre pays, mais éthiquement condamnable : entretenir une telle arme fait courir des risques considérables à l’humanité entière.
C’est pourquoi certains jugent que la France — en plus de faire une bonne opération comptable — s’honorerait à abandonner unilatéralement la dissuasion nucléaire".

Lire l'article complet sur la revue des ressources

Voir la pétition du MAN pour le désarmement unilatéral de la France


Edité par csv, le 13/03/13 à 17:05

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